<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Les Carnets Virtuels</title>
	<atom:link href="http://carnets-virtuels.org/blog/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://carnets-virtuels.org/blog</link>
	<description>vagabondages, récits, photos...</description>
	<lastBuildDate>Mon, 23 Apr 2012 22:13:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
		<item>
		<title>[Matos] J&#8217;ai vidé mon sac</title>
		<link>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/04/matos-jai-vide-mon-sac/</link>
		<comments>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/04/matos-jai-vide-mon-sac/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 22:13:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>( Tchey )</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vagabondage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://carnets-virtuels.org/blog/?p=369</guid>
		<description><![CDATA[Après l&#8217;escapade vers la Belgique j&#8217;ai vidé mon sac au sol pour faire un point. Un p&#8217;tit tour du domaine ? Visitez ma maison. Un sac à dos Quechua 50 litres avec quelques modifications : sangles trop longues coupées, tige d&#8217;armature retirée, pochette de ceinture décousue, clip pectorale supprimé&#8230; pour un poids total légèrement inférieur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après l&#8217;escapade vers la Belgique j&#8217;ai vidé mon sac au sol pour faire un point.</p>
<p align="justify">Un p&#8217;tit tour du domaine ?</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Et tout ceci entre dans le sac, et sans forcer, oui oui..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_matos_1204.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Visitez ma maison.</p>
<p align="justify">Un sac à dos Quechua 50 litres avec quelques modifications : sangles trop longues coupées, tige d&#8217;armature retirée, pochette de ceinture décousue, clip pectorale supprimé&#8230; pour un poids total légèrement inférieur au kilo, à vide. Une protection contre la pluie vient pallier à une étanchéité très faible. Un abri (tarp) Quechua qui doit peser avec les haubans et les piquets moins de 800g. Un arceau composé de quatre segments récupérer sur une tente, et qui sert à monter l&#8217;abri en conjonction avec un baton de marche (une simple branche). Un sac de couchage Walden 250 de chez Arklight Design : très compressible, dans les 500g, c&#8217;est un topbag très intéressant jusqu&#8217;à des températures proches du zéro, avec collants et polaire à capuche pour dormir. Un sac en soie pour éviter de salir le Walden : plus simple à laver, et peut servir en cas de grosse chaleur ou dans un lit douteux. Je pense prendre un sursac léger en plus, car en cas d&#8217;humidité il fait quand même frais la nuit &laquo;&nbsp;dehors&nbsp;&raquo;. Un grand sac plastique solide et découpé pour en faire un sol. Un tapis de sol en mousse premier prix avec une face alu. Là je vais changer, quand j&#8217;ai froid c&#8217;est par en dessous, pas terrible.</p>
<p align="justify">Sur moi.</p>
<p align="justify">
Une paire de chaussures à tiges hautes à la fois relativement légères et solides, de Lowa Renegade, qui hélas ont fait leur temps (la semelle est bien rapée maintenant). Une paire de chaussettes de marche, très efficaces : pas lavées plusieurs jours, elles restent portables et l&#8217;odeur n&#8217;est pas foudroyante, en plus elles sèchent rapidement et sont plutôt solides. Un caleçon basique en coton. Un pantalon pas du tout résistant à l&#8217;eau mais léger et un peu élastique : il se fait oublier et quand il est mouillé il a l&#8217;avantage de sécher très vite. Un t-long très laid mais très agréable à porter, avec des aérations sous les bras : synthétique comme quasiment toute la garde robe, pour éviter l&#8217;effet dos froid lors des pauses, odeurs limitées, et encore une fois, séchage rapide. Une veste polaire lourde doublée d&#8217;un coupe vent imperméable qui me semble efficace jusqu&#8217;aux alentours de zéro degrés en complément du pull. Un pull polaire à capuche, assez léger, pour venir en aide en cas de glagla. Un chèche en coton qui sert pour le vent, le soleil, comme serviette de bain, d&#8217;éventuelle sac à main, pour mettre un bras en écharpe, etc. Un chapeau en coton huilé dont j&#8217;ai du mal à me dire s&#8217;il est intéressant ou pas, mais que j&#8217;aime bien. Un tour de cou léger qui sert la nuit de tait d&#8217;oreiller et le jour de truc à tout faire. Une paire de gants en polaire légère.</p>
<p align="justify">En supplément.</p>
<p align="justify">Une seconde paires de chaussettes, les mêmes que je porte. Un second caleçon, le même que je porte, réservé pour la nuit. Une paire de chaussettes plus légères, réservée pour la nuit. Une paire de collants thermiques, réservée pour la nuit. Un t-long thermique, réservé pour la nuit. Je pense ajouter à cette panoplie une p&#8217;tite chemise très légère pour les soirées chez l&#8217;ambassadeur, car être tout le temps déguisé en randonneur, c&#8217;est lourd parfois. Une paire de tongs fabriquée dans un reste de tapis de sol.</p>
<p align="justify">Manger.</p>
<p align="justify">Pas de réchaud. Une gamelle en alu au cas où j&#8217;ai envie de faire un feu et manger chaud, et pour faire un radar ou une soucoupe volante, sait-on jamais. Un gobelet en alu. Un récipient hermétique en plastique, pour y mettre de la nourriture pour quelques jours, préparer de la semoule à l&#8217;eau froide, etc. Une fourchette, une cuillère. Un sac en plastique avec des sachets de type ziploc qui accueillent céréales, semoule, cacahouètes, pain d&#8217;épice, saucisson&#8230; selon. Du pain lourd, aux céréales, de campagne, complet, etc, qui se suffit presque à lui-même. Un gros pain dont j&#8217;ignore le poids et coute 3 euros me fait deux à quatre jours. Deux bouteilles en plastique (et non pas des gourdes), les mêmes depuis un an : elles sont allées en Ecosse, ont fait le tour de la Bretagne, m&#8217;ont accompagné jusqu&#8217;en Belgique et sont encore bonnes pour le service. Une poche à eau Platypus de 2 litres, qui restent le plus souvent vide et roulée dans le sac, mais qui sert occasionnellement quand l&#8217;eau est rare. Hors, l&#8217;eau c&#8217;est la vie, et ce point mérite bien un peu d&#8217;attention. J&#8217;ai coupé le tuyau, trop long et encombrant à mon goût, pour n&#8217;en laisser que cinq centimètres.</p>
<p align="justify">Les accessoires.</p>
<p align="justify">Une boite d&#8217;herbes de Provence qui sert de pharmacie : c&#8217;est étanche une fois les trous scotchés, léger et solide avec un bouchon à vis. La pharmacie est une boite à bobo, de toute manière si la pharmacie peut m&#8217;aider, c&#8217;est que ce n&#8217;est pas grave, et si c&#8217;est grave, inutile d&#8217;avoir une grosse pharmacie, il me faut un toubib. Donc, pansements, compresses, pinces à tiques, à épiler, capotes, bandage, pilule pour l&#8217;eau au cas où, et c&#8217;est à peu près tout. Un sachet bricolage, avec du fil de cerf volant, du ruban adhésif à la Mac Gyver, des épingles à nourrice, aiguilles à coudre&#8230; J&#8217;envisage de fusionner pharmacie et bricolage dans un seul récipient. Un sachet à PQ ou mouchoirs aussi. Une lampe à bougie, qui éclaire trop peu pour lire mais assez pour faire une ambiance chaleureuse, et m&#8217;a déjà servi pour marcher de nuit sans lune pour le fun.</p>
<p align="justify">En annexe.</p>
<p align="justify">En plus du sac à dos, j&#8217;ai une pochette type banane que je porte en bandoulière, sur ou sous la veste selon la météo, avec une sangle modifiée pour avoir un sifflet d&#8217;urgence sur le clip. C&#8217;est pratique pour avoir un accès rapide à quelques éléments : cartes, couteau, briquet, un peu de nourriture genre barre de céréale ou bout de pain, porte monnaie, appareil photo, clef usb, stylo, feutre marqueur. J&#8217;ai aussi un second porte monnaie dans une poche étanche, caché dans l&#8217;un de mes vêtements et qui ne peut être retiré qu&#8217;en me mettant à poil. L&#8217;idée est qu&#8217;en cas d&#8217;agression, je laisse le &laquo;&nbsp;leurre&nbsp;&raquo; avec un peu d&#8217;argent et quelques papiers périmés, pour tenter de sauvegarder le reste. J&#8217;ai aussi une troisième poche dans le sac avec presque rien mais quand même. En cas de perte aussi, il ne vaut mieux pas avoir tous les oeufs dans le même panier, comme on dit. M&#8217;enfin, les éventuels voleurs doivent connaitre tous les trucs, et à ce jour je n&#8217;ai jamais eu de mauvaise rencontre, sinon avec des moustiques.</p>
<p align="justify">Les bonus.</p>
<p align="justify">En vrac j&#8217;ai une &laquo;&nbsp;tchakaballe&nbsp;&raquo; (une p&#8217;tite balle de jongle pour faire mumuse), un harmonica dont je ne sais pratiquement pas me servir et me dis depuis des mois que je vais apprendre, un &laquo;&nbsp;cahier qui marche sur la Terre&nbsp;&raquo; dans lequel je fais écrire certaines personnes rencontrées en chemin, un livre dans un sachet, un mini cahier de jeux du style mots croisés&#8230;</p>
<p align="justify">Le poids.</p>
<p align="justify">Je n&#8217;ai pas de balance, mais j&#8217;estime qu&#8217;avec de la nourriture pour une semaine et de l&#8217;eau pour deux jours, dans un contexte &laquo;&nbsp;toutes saisons en zone tempérée&nbsp;&raquo;, mes affaires, vêtements portés inclus, pèsent moins de 15 kilogrammes. Si le ravitaillement est facile, quotidien, je peux avoir facilement moins de 10kg. Très rarement j&#8217;ai la sensation que le sac me scie les épaules, et bien souvent si je fais une petite pause, je garde le sac sur le dos car il ne me gène pas. Dans l&#8217;temps, je portais le double, et le simple fait de soulever le sac du sol pour le remettre sur le dos était pénible&#8230; Dans l&#8217;temps&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/04/matos-jai-vide-mon-sac/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>[Vag] Un bout de Belgique et des environs</title>
		<link>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/04/vag-un-bout-de-belgique-et-des-environs/</link>
		<comments>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/04/vag-un-bout-de-belgique-et-des-environs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 09:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>( Tchey )</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Vagabondage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://carnets-virtuels.org/blog/?p=360</guid>
		<description><![CDATA[Le lycée pour lequel je travaille actuellement organise un voyage à Strasbourg. Je profite d&#8217;être accompagnateur pour visiter l&#8217;Alsace, puis les élèves rentrent en Finistère avec les autres collègues. Pour ma part, direction la Belgique, sac au dos, pouce en l&#8217;air, et chausses aux pieds. Un bout de Belgique et des environs. L&#8217;idée principale était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Le lycée pour lequel je travaille actuellement organise un voyage à Strasbourg. Je profite d&#8217;être accompagnateur pour visiter l&#8217;Alsace, puis les élèves rentrent en Finistère avec les autres collègues. Pour ma part, direction la Belgique, sac au dos, pouce en l&#8217;air, et chausses aux pieds.</p>
<p align="justify"><font size="+2"><strong>Un bout de Belgique et des environs.</strong></font></p>
<p align="justify">L&#8217;idée principale était au départ de passer quelques jours dans le parc des Hautes Fagnes, dans les environs de Eupen, puis d&#8217;aller voir Brugge, qui est belle en carte postale, le tout en Belgique. Rien d&#8217;autre de planifié. Entre les deux, un déplacement chaotique, selon les rencontres et les envies. Finalement, j&#8217;ai passé les frontières de la Belgique (Wallonie et Flandre), l&#8217;Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, et forcément, la France. Les postes frontières sont désertés, et un panneau indique simplement l&#8217;entrée dans le pays, quand panneau il y a. </p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La carte du vagabondage..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_01.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Pour l&#8217;Alsace, je n&#8217;ai aucune photo pour le moment. J&#8217;en récupérerai auprès des élèves éventuellement. Avec le lycée, nous avons visité Strasbourg (avec un très joli centre-ville), l&#8217;usine automobile PSA de Mulhouse (avec une charmante guide), le musée de l&#8217;automobile (avec simulateur de tonneaux), l&#8217;ancienne distillerie Kronenbourg (avec dégustation à la fin), un fort de la ligne Maginot (avec un couloir de plus d&#8217;un kilomètre) et un camp de concentration (avec des barbelés). Un programme assez varié et très intéressant, que j&#8217;aurai eu plaisir à découvrir, du dimanche soir au vendredi matin, moment auquel je suis seul en terre inconnue.</p>
<p align="justify">Trois grosses heures de marche sont nécessaires pour quitter la ville qui n&#8217;en finit pas de s&#8217;étendre en quartiers industriels. J&#8217;arrive enfin sur une route secondaire et de pouce en pouce, me retrouve à Wissembourg, où l&#8217;amie d&#8217;une amie m&#8217;accueille et m&#8217;héberge pour la nuit. Nous faisons un tour dans et autour de la petite ville médiévale qui frôle la frontière allemande. Une grosse porte se tient fièrement sur l&#8217;ancienne route des vins, et je la passe avec assurance pour aller pisser. Et bien, ça fait quelque chose de se soulager chez les voisins ! Deux p&#8217;tites heures pour faire quelques pas dans les vignes teutonnes, et il est l&#8217;heure de rentrer. C&#8217;est le weekend pascale, et j&#8217;offre à mon hôtesse quelques chocolats avant le soir. J&#8217;ai pas de sous mais j&#8217;l'aime bien et elle est tristounette de l&#8217;ambiance alsacienne, où l&#8217;intégration est difficile pour les &laquo;&nbsp;étrangers&nbsp;&raquo;&#8230; Nous allons à un concert dans le seul endroit actif de la ville après 19h. Pas terrible, mais sympathique tout de même. Je constate par ailleurs que dans le coin, Pâques est bien suivi, avec décoration de rue, gugus déguisés sur la marché le matin et tout le tralala. Je ne sais pas si c&#8217;est mignon ou inquiétant, mais c&#8217;est marrant.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Une porte franco-allemande sur la route des vins..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_02.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Passage de frontière..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_03.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="L'abri monté en demi tipi..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_04.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Direction la Belgique à présent, via Longwy. Je dors dans un champs, le stop n&#8217;étant pas facile sur les petites routes quasi déserte dans une région réputée pour la froideur de ses habitants. Pas méchants, mais bien distants, et c&#8217;est en compagnie d&#8217;allemands que j&#8217;avance en fin de compte à travers l&#8217;Alsace. A la frontière, il pleut, il vente, et le froid pique le nez et les oreilles. Je me mets à la place des douaniers, à l&#8217;abri des gouttes mais en plein courant d&#8217;air entre deux bâtiments. Les véhicules qui passent ralentissent jusqu&#8217;à rouler au pas lorsqu&#8217;ils me voient. Je devine que les conducteurs sont étonnés et cherchent à m&#8217;identifier : suis-je un douanier oublié !? Quand ils constatent que non, ils accélèrent et me laissent sur le bord de la route. Heureusement, je termine finalement assis au chaud pour une virée jusqu&#8217;à Liège, avec un léger détour. Le Luxembourg n&#8217;est pas loin, et dans un village dont j&#8217;ai oublié le non, une rue : à gauche, la Belgique, avec des maisons collées les unes avec les autres. Sur la droite, des stations services. Pas une. Pas deux. Pas trois&#8230; Douze. Et toutes pleines de clients. La raison est simple, le prix du carburant est plus de trente centimes moins cher ici.</p>
<p align="justify">De Liège, je continue à lever le pouce vers Vervier puis Eupen. Je fais connaissance avec un ferronnier dont le projet a été retenu par la ville : il sera l&#8217;artisan de la nouvelle sculpture du rond-point. La gars est né ici, voilà de quoi s&#8217;assurer une petite place dans l&#8217;histoire locale. De Eupen, je range mon pouce dans ma poche, et c&#8217;est à pieds que j&#8217;entre dans la forêt. La nuit tombe bientôt, il fait toujours froid, il pleut de temps en temps, et je suis bien. Je marche deux ou trois heures, ramasse une branche au sol pour m&#8217;en faire un baton, et quand je n&#8217;y vois plus trop, je cale mon abri entre des arbres pour la nuit.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Une forêt avant d'arriver dans les Fagnes..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_05.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="L'abri (flou) sous les bois..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_06.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Le parc des Hautes Fagnes est sensé être le gros morceau de mon voyage. Je prévois cinq jours pour en faire le tour. Je n&#8217;y dors qu&#8217;une nuit. En fait, c&#8217;est très intéressant, c&#8217;est particulier comme paysage, et c&#8217;est un truc à voir. Cependant, c&#8217;est tellement protégé que tout est hyper-balisé, et les fagnes en elles-mêmes ne sont pas vraiment accessibles, juste via un réseau de passerelles. Je tourne un peu, traverse la zone vers le sud, vers l&#8217;est, en fait le tour&#8230; Je vais également poser mes pieds sur le point culminant de la Belgique, au signal de Botrange, 694m. La météo est exécrable et en même temps, parfaite. Elle donne un caché unique à ces deux jours. Sur la fin, je dévie un peu pour récupérer au hasard un &laquo;&nbsp;sentier qui monte&nbsp;&raquo;, ce qui me permet d&#8217;avoir une vue sur les Fagnes. Ensuite je marche sans savoir volontairement vers où, un coup à droite, un coup à gauche&#8230; Je me retrouve sur la route pour Malmédy. Sitôt sorti du parc, le ciel se dégage un peu. Je croise une rivière dont l&#8217;eau vient des fagnes. Elle est glaciale, mousse naturellement, et semble grasse au toucher. Les Fagnes rendent une eau acide où la vie se développe très peu (aucun poisson par exemple). Je me lave rapidement et repars camper un peu plus loin.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Le parc des Hautes Fagnes..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_10.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Les Fagnes : pluie, vent et froid..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_07.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Passerelle pour la protection de l'environnement..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_08.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Les Fagnes encore..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_09.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Un brin de soleil, du vent, c'est le moment de sécher..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_11.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Une journée spirituelle m&#8217;attend. Un gars me ramasse tandis que je fais de l&#8217;auto-stop vers Spa. Il m&#8217;accompagne jusqu&#8217;à une source ferrugineuse à laquelle je remplie mes bouteilles. L&#8217;eau est légèrement pétillante et teintée d&#8217;ocre, avec des particules de terre et de fer, ainsi qu&#8217;un goût particulier. C&#8217;est bon, et je bois l&#8217;eau de Spa directement à la source, avant d&#8217;engloutir une bière belge qu&#8217;il me paie dans un bar. Ensuite, direction Liège, on s&#8217;arrête dans une petite chapelle qui a la particularité d&#8217;abriter un Jésus en robe, là où il est normalement à poil ou presque. Pour finir, il me montre un site saint où la Vierge serait apparu. Il n&#8217;y a personne, mais le domaine est immense, avec des bancs pour facilement deux ou trois centaines de pèlerins, des parkings à bus, des parcours de méditation, des hotels, etc. J&#8217;imagine que les beaux jours ou l&#8217;été c&#8217;est noir de monde. Il parait que je suis dans le &laquo;&nbsp;petit Lourde&nbsp;&raquo;. Soit. Avant de partir, il me tend un billet de cinq euros pour que j&#8217;aille jusqu&#8217;à la ville. Offre que je décline.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Pour une fois il n'est pas en slip..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_12.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Après une grosse demie heure à attendre le prochain mécène, un anthropologue s&#8217;arrête et me fait visiter la région en voiture. Quelques échanges de sociologie, une couche de parole à propos de géologie, un bouquet de mots sur la flore&#8230; L&#8217;homme semble instruit et très sympathique. Le soir approche, et mon professeur me mène jusqu&#8217;à une abbaye où des moniales devraient pouvoir m&#8217;accueillir pour la nuit. Il &laquo;&nbsp;ment&nbsp;&raquo; et me présente comme un pèlerin avant de me laisser aux mains des soeurs. J&#8217;ai un doute sur l&#8217;hospitalité gratuite, m&#8217;enfin, pourquoi pas ! Le lieu est digne d&#8217;un hotel quatre étoiles, manque juste la piscine. Une bonne douche me consolera. On m&#8217;offre un repas le soir, et je découvre que la place accueille une poignée d&#8217;étudiants venus réviser dans le calme et loin des tentations (télévision, téléphone&#8230;), ainsi que trois autres pèlerins, en fait plus proches des vacanciers en quêtes intérieures. Le soir, j&#8217;assiste à une messe, histoire de voir à quoi ça ressemble. L&#8217;église est un bloc de quatre murs, dont trois sont des vitraux. Celui du fond donne en plein dans le soleil couchant, c&#8217;est beau. Nous sommes quatre sur les bancs. Gloups, moi qui espérais passer inaperçu, c&#8217;est raté. Je joue le jeu, enfin, je me lève et m&#8217;assoie quand &laquo;&nbsp;il faut&nbsp;&raquo;, c&#8217;est tout&#8230; Les soeurs, sept ou huit, chantent sans instruments. C&#8217;est beau. En sortant, j&#8217;ai le sentiment d&#8217;avoir assisté à un mini-concert privé. Le lendemain, on m&#8217;offre un petit déjeuner. Là, je me dis c&#8217;est mort, je vais claquer mon budget de 4 euros par jour. En effet, avant de quitter l&#8217;abbaye le lendemain, une soeur me demande vingt euros. Je n&#8217;ose trop rien dire, et après tout, c&#8217;est moins cher qu&#8217;une auberge, dans un cadre d&#8217;hotel de luxe. Lavé, logé, nourri, &laquo;&nbsp;concertisé&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Depuis la fenêtre de la chambre..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_13.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La chambre, un peu plus meublée que mon abri..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_14.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="A part le pylone, l'abbaye est dans un cadre très agréable..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_15.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">La route pour sortir de Liège est très difficile. Bloquée par des trottoirs ou des routes à double voies, je marche longtemps et arrive à une station service. J&#8217;interpèle les clients pour leur demander de m&#8217;avancer un peu jusqu&#8217;à sortir de la zone &laquo;&nbsp;urbaine&nbsp;&raquo;, mais ils semblent tous aller dans l&#8217;autre sens ou tourner au prochain feu pour aller à l&#8217;usine&#8230; Je capitule, ajuste mon sac et repars pour probablement deux bonnes heures chiantes. Juste quand je quitte la station, un klaxon tire mon attention. Quelqu&#8217;un me fait signe de venir rapidement, le feu étant au rouge. C&#8217;est un type de la station que j&#8217;ai approché deux minutes plus tôt. Je n&#8217;ai le temps de rien dire ou faire, il me pose un billet de dix euros dans la main. Il va à l&#8217;usine juste à côté, est désolé pour moi et m&#8217;invite à prendre le bus. Même pas le temps de contester ce don d&#8217;argent, le voilà reparti. Hum&#8230; D&#8217;accord. Je marche encore une heure pour trouver une échappatoire, et je fini par prendre le bus sur quelques kilomètres.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La Wallonie vue d'en haut..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_16.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Me voici à Namur. La citadelle, imposante, est en travaux, et ne rend rien en photo. J&#8217;apprends autrement qu&#8217;une ferme &laquo;&nbsp;spéciale&nbsp;&raquo; se trouve à proximité, et que je pourrais être hébergé là-bas. Une trentaine de personnes se partagent un terrain et vivent non pas en autarcie, mais selon des règles alternatives, d&#8217;entraide, de soucis écologiques, etc. On me dit de prendre le bus numéro truc, de suivre la route bidule, blabla. OK, j&#8217;y vais à pieds, ça semble pas si loin. Moins de deux heures plus tard, le panneau de bienvenue me donne raison. Je me présente rapidement et j&#8217;ai l&#8217;impression de violer une propriété privée. C&#8217;est comme si j&#8217;étais dans le jardin d&#8217;un inconnu, en plus grand. Je suis reçu avec le sourire, on me propose de dormir dans la salle commune, c&#8217;est gratuit, pas de soucis, fait comme chez toi. Cool. Après quelques échanges, je me dirige vers la chévrerie, où l&#8217;éleveur de biquettes semblent avoir quelques difficultés à tout gérer tout seul. Sa femme enceinte ne peut plus l&#8217;aider, et il cumule les retards. Je lui propose un coup de main si je peux faire quelque chose. Il est étonné qu&#8217;un étranger l&#8217;aide volontier, et je termine avec une fourche dans les mains, à vider du fumier. On discute en travaillant, et quatre heures plus tard, j&#8217;ai les mains explosées mais j&#8217;suis content. Une bière belge et une douche plus tard, je me retrouve dans la salle commune pour la nuit. Presque. On me déloge juste quand il n&#8217;y a plus de soleil. Une femme en furie m&#8217;annonce que je ne peux pas rester, que l&#8217;endroit est réservé pour elle son homme ce soir, qu&#8217;ils ne se voient pas souvent, etc. J&#8217;ai compris&#8230; Elle m&#8217;envoie voir les personnes qui m&#8217;ont dit de m&#8217;installer, et je me retrouve &laquo;&nbsp;à la rue&nbsp;&raquo;. Je toque timidement à une porte, et alors que je demande juste si je peux mettre mon abri quelque part, je suis convié à partager le repas de soir. Je mange donc chaud et bon, ce qui me change des bouchées de pain et de céréales habituelles. Là, il fait vraiment nuit, et je pars monter mon abri dans le &laquo;&nbsp;jardin&nbsp;&raquo; de mon compagnon de fumier. Il voudrait m&#8217;inviter mais ne peut pas, pas la place, et un enfant en bas âge qui pleure la nuit. La nuit est très fraiche et humide, et je ne me lève pas avant 10h30 ! Un p&#8217;tit déj&#8217; m&#8217;attend, et pour remercier le bonhomme, je retourne deux heures au fumier tellement j&#8217;aime ça. Enfin, il est temps de partir.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Namur et sa citadelle dans le fond à gauche..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_17.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Quatre heures de fumier, ça fait ça (la partie claire, à gauche)..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_18.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Yourt, caravane, cabane, maison, chacun selon les envies..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_19.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Entre la ferme et Namur..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_20.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Je dors un peu n&#8217;importe où. Parfois dans un champs, dans un bois, derrière un bâtiment, près d&#8217;un terrain de foot, dans une maison en construction&#8230; Cette dernière option n&#8217;est pas ma préférée : sans porte ni fenêtre mais avec des trous partout, les courants d&#8217;air se font un plaisir de me chatouiller le museau. Je marche généralement entre six et huit heures par jour, parfois plus, rarement moins. Nécessité autant que plaisir. Quand on se déplace en pouce, on se fait souvent déposer à l&#8217;entrée d&#8217;une ville, et il faut alors traverser toute la zone pour arriver de l&#8217;autre côté. D&#8217;autre fois, je trouve le coin joli, et j&#8217;ai juste envie de marcher. Quoi qu&#8217;il en soit, la route me mène vers Bruxelles, que je préfère éviter. Il parait que c&#8217;est une ville intéressante, et pourtant, je sens la galère si je traverse à pieds. Contourner la capitale n&#8217;est guère plus aisée, et finalement je me retrouve à Antwerpen, dont le centre est plutôt agréable. Le passage de la frontière linguistique entre la Wallonie et la Flandre est curieux. Je ne pensais pas que c&#8217;était aussi flagrant. En entrant en Belgique j&#8217;avais eu l&#8217;impression de simplement changer de région française, alors qu&#8217;en passant en Flandre, je me sens réellement étranger, c&#8217;est plaisant. Je ne comprends rien aux panneaux, ne parle pas un mot flamant, ni allemand, ni hollandais. Ce qui frappe aussi, c&#8217;est la présence de routes cyclistes. Si en France on a parfois des pistes cyclables qui sont souvent juste une bande mise rapidement en bord de route, et qu&#8217;en Wallonie ces pistes sont plus communes, en Flandre il existe tout un réseau dédié, avec signalisations, priorités aux vélos, et véritables pistes séparées. Je verrai dans quelques jours qu&#8217;en Nederland c&#8217;est encore plus évident.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Un (mauvais) coin dodo : une maison en construction..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_21.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Frontière linguistique entre la Wallonie et la Flandre..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_22.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Antwerpen..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_23.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Me voici à Brugge, décrite comme une petite Venise. Ce n&#8217;est pas si petit, et je ne suis pas aller à Venise. C&#8217;est mignon, et pratiquement tous ls bâtiments demandent à être appréciés sous tous les angles. Je ne fais que passer pour le moment, mes hôtes de Couchsurfing m&#8217;attendent à 17km de là. Un couple d&#8217;âge mûr, ensemble depuis quelques années, ils parcourent le monde à vélo dès qu&#8217;ils en ont l&#8217;occasion. Leur site : http://vakantiefietserke.wordpress.com/ Très ouverts, simples, ils ont beaucoup à partager. Tellement, qu&#8217;ils me prêtent un vélo. En selle pour le Nederland, jusqu&#8217;à la côte, puis retour le long de la Mer du Nord, et passage à Brugge. Des lotissements se construisent partout, le paysage s&#8217;annonce balafré d&#8217;ici la fin de l&#8217;année&#8230; Tout le chemin du retour se passe dans la tourmente : un vent fort, beaucoup de pluie. Des panneaux sur la route tombent, de grosses flaques décorent le chemin, et je ne dois pas aller bien plus vite que si je poussais le vélo. Malgré tout, je suis ravi. Pour marquer le coup, je mange des frites adosser sur le beffroi de Brugge, et après plus d&#8217;une centaine de bornes, me revoilà chez mes hôtes. Je repars le lendemain, où je me fais déposer à Menen, à la frontière franco-belge, que je passe à pieds. Je sens la fin du voyage&#8230;</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Brugge..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_24.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La mer du Nord, aux Pays-Bas..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_25.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La côte s'apprête à être envahie..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_26.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="De vraies routes à vélo, en plus de celles des voitures..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_27.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Sur Lille, une &laquo;&nbsp;connaissance d&#8217;internet&nbsp;&raquo;, devenue amie au fil des ans et d&#8217;une rencontre en 2006, m&#8217;accueille pour la nuit. Je dois voir un autre ami, pas vu depuis des années, qui vit également à Lille. Il est pianiste, et le lendemain il joue avec le groupe Amélie Pieds Nus (http://ameliepiedsnus.com/), à Cambrai, au bar l&#8217;Exentric. Une fille de Couchsurfing doit m&#8217;héberger après. Sympathique, elle est photographe à ses heures. Je suis reçu comme si j&#8217;étais membre du groupe, et le patron me paie quelques verres et une pizza. Je mange avec la petite troupe, et en soirée le concert débute. Le bar est vite plein, et j&#8217;écoute avec grand plaisir leur musique. Rapidement, on me prend à parti : ma gueule de barbu fascine&#8230; Un type déguisé en marsupilami me demande de prendre une photo avec lui, puis un autre et encore un autre&#8230; Ils sont à moitié bourré, je ne bois que peu, et la scène m&#8217;amuse grandement. On me paie un verre, je rencontre une nana et un copain qui travaillent dans une association médiévale, et on sympathise très rapidement. Encore un verre, et je suis finalement invité chez elle. Le bar ferme, et dans la rue, je remets mon sac sur le dos, et là c&#8217;est &laquo;&nbsp;pire&nbsp;&raquo; : tout le monde veut savoir où je vais, d&#8217;où je viens, on veut m&#8217;inviter, m&#8217;écrire, etc. Merci tout le monde. On ne s&#8217;endort pas avant six heures le matin, et en milieu de matinée, j&#8217;ai le plaisir de monter sur des échasses de rue et de faire un tour, sous bonne escorte sans quoi le trottoir m&#8217;aurai probablement percuté (ou l&#8217;inverse ?).</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Une éclaircie dans le ciel de Lille..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_28.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Amélie Pieds Nus, la photo n'est pas floue, c'est de l'art..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_29.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Pouce..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_30.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Il est temps de reprendre la route. Un camionneur m&#8217;embarque, puis une voiture, et encore une autre. En peu de temps je me retrouve vers le Havre ! Je traverse la Senne par le bac en pleine zone de raffinerie. Sur une rive, ça pue et c&#8217;est moche. En face, c&#8217;est un petit village et la nature. Le soleil est bas, et je l&#8217;enferme dans une lanterne alors qu&#8217;il tente d&#8217;éviter le pont de Tancarville. Enfin, je dors du &laquo;&nbsp;bon côté&nbsp;&raquo;. Le lendemain, dimanche. Petite route, très, très peu de circulation, je marche jusqu&#8217;à rejoindre une route plus importante. Longtemps et sous de nombreuses averses. Le soleil, libéré, est assez clément par moment pour me réchauffer. Ensuite, deux coups de pouce : un premier véhicule qui va jusqu&#8217;en&#8230; Bretagne, à Guingamp ! Puis je marche une heure pour traverser tout ça et récupérer une route correcte. Le soir est là, et je me fais une raison, je ne serai pas chez moi avant demain. La route n&#8217;est pas terrible, mais je vois au loin un coin pour que les véhicules puissent s&#8217;arrêter. J&#8217;y vais, et avant de l&#8217;atteindre, une voiture passe. Je lève mon pouce par réflexe, et paf, la voiture s&#8217;arrête un peu plus loin, là où j&#8217;allais me poser. Le chauffeur revient d&#8217;Australie et Malaisie, où il a passé un an. Au départ pour travailler dans une école, il a finalement décidé de profiter, et après deux mois, il est parti visiter ce coin du monde. En France depuis à peine deux semaines. Très bonne rencontre pour terminer ce vagabondage, et je suis même déposer devant ma porte !</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Le pont de Tancarville..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1204_belg_31.jpg" border="2" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/04/vag-un-bout-de-belgique-et-des-environs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>[Vag] La mer, toujours la mer</title>
		<link>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/02/la-mer-toujours-la-mer/</link>
		<comments>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/02/la-mer-toujours-la-mer/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 15:08:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>( Tchey )</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Vagabondage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://carnets-virtuels.org/blog/?p=352</guid>
		<description><![CDATA[Via le GR34, ancien sentier des douaniers, aujourd&#8217;hui sentier côtier de grande randonnée, quatre nuits de bivouac. Depuis la baie d&#8217;Audierne jusqu&#8217;à celle de Douarnenez, la côte du Finistère hésite entre le sable blanc et la falaise noire. La mer, toujours la mer Passons sur un jeu de mot vaseux que comprendront ceux qui aiment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Via le GR34, ancien sentier des douaniers, aujourd&#8217;hui sentier côtier de grande randonnée, quatre nuits de bivouac. Depuis la baie d&#8217;Audierne jusqu&#8217;à celle de Douarnenez, la côte du Finistère hésite entre le sable blanc et la falaise noire.</p>
<p align="justify"><font size="+2"><strong>La mer, toujours la mer</strong></font></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="De l'érosion..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_16.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="De la pointe du Raz..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_17.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Des Trépassés..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_18.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Passons sur un jeu de mot vaseux que comprendront ceux qui aiment les pixels, l&#8217;abri très estimé que j&#8217;emporte habituellement ne m&#8217;a pas accompagné cette fois-ci. Retour à la toile de tente complète. Un choix contesté, par moi-même. Petite revue matérielle avant de continuer : la tente VS l&#8217;abri.</p>
<p align="justify">La tente. Offre un refuge fermé, où les insectes et autres bestioles gluantes ne peuvent pas entrer, ou du moins, sont gérables, rapidement localisées et sitôt remises dans leur milieu naturel : hors de la tente. A compter aussi un élément qui peut être intéressant, l&#8217;intimité visuelle. De l&#8217;extérieur, on ne voit pas l&#8217;intérieur, sauf à coller la tête contre la moustiquaire&#8230; Autre avantage, l&#8217;air qui se trouve entre la chambre et le double toit sert d&#8217;isolant thermique, et la température dans la tente est généralement plus élevée que la température extérieure. Enfin, la tente étant close, nulle besoin d&#8217;emporter un &laquo;&nbsp;sol&nbsp;&raquo;, il est intégré à la tente. Par rapport aux modèles que je connais, la T2 Ultralight Pro de chez Décathlon (abrégé D4 par la suite) offre un excellent compromis entre le volume rangé, le confort, la résistance, le poids et le prix. Pour deux kilogrammes, une tente bien assez grande pour une personne et son sac, ou pour un couple en laissant les sacs dehors, l&#8217;ensemble pour environ 80-120 euros neuve, selon les périodes d&#8217;achat. Il faut savoir tout de même qu&#8217;il existe des tentes ultra légères (moins d&#8217;un kilo) et d&#8217;excellente qualité, pour qui veut y mettre le prix (ça monte facilement dans les 300, 500, voire même 700 euros, selon les modèles).</p>
<p align="justify">L&#8217;abri (ou tarp, ou bâche&#8230;). Le gros problème selon moi, c&#8217;est l&#8217;ouverture de l&#8217;abri face aux bestioles. Les moustiques et moucherons principalement, mais aussi les limaces qui laisseront de belles trainées gluantes sur le sac de couchage, et qui parfois même viendront chercher la chaleur&#8230; à l&#8217;intérieur. Testé et désapprouvé plusieurs fois. Le reste me semble en faveur de l&#8217;abri face à la tente. A connaissance du matériel égale, l&#8217;abri se monte plus rapidement. Il est plus facile de protéger les affaires pendant le montage : comme il n&#8217;y a pas de sol, le toit est rapidement jeté par dessus le sac, évitant ainsi à la pluie de faire son office aqueuse. Lorsque l&#8217;abri est mouillé, il sèche plus vite que la tente, tout simplement car il a moins de replis et de surface total (surtout si l&#8217;on compte qu&#8217;une tente mouillée va imbibée la chambre intérieure également une fois roulée dans le sac). L&#8217;abri peut servir dans des montages multiples et s&#8217;adapter aux terrains ou aux envies là où la tente doit très majoritairement suivre un schéma unique. L&#8217;absence de sol permet en fait de choisir le sol qui nous plait, dans mon cas un sac en plastique épais et coupé, qui déplié permet de coucher deux adultes sans forcer. D&#8217;autres préfèreront plus compact, moins épais, plus large&#8230; Au choix. En bonus, l&#8217;abri étant ouvert, le campeur voit le ciel et les environs. C&#8217;est comme dormir à la belle étoile, tout en étant protéger de la pluie et du vent. Enfin, argument de poids : un abri pèse facilement moitié moins qu&#8217;une tente, et coute également bien moins cher. Exemple concert, le &laquo;&nbsp;Tarp D4&#8243; coute moins de 30 euros et en incluant les haubans, piquets et un &laquo;&nbsp;sol&nbsp;&raquo;, le poids reste inférieur à 850 grammes. Là encore, il existe des abris ultra légers qui laissent les tentes loin derrière (300g !).</p>
<p align="justify">Avec du matériel peu cher et un peu de bricolage, l&#8217;idée est donc d&#8217;assembler une &laquo;&nbsp;moustiquaire&nbsp;&raquo;à un tarp pour avoir un &laquo;&nbsp;tartente&nbsp;&raquo;. Sur ma liste des trucs à faire&#8230; Sous la pluie, j&#8217;ai été beaucoup moins embêté par l&#8217;utilisation de l&#8217;abri que de la tente, et c&#8217;est ce qui finalement risque de faire définitivement basculer mon choix en faveur donc de l&#8217;abri.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Bunker tribal sur la plage..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_01.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="L'ami du randonneur : le stade, avec son point d'eau. A voir aussi, le cimetière, avec son eau pour les fleurs..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_03.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La Bretagne, des monuments partout..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_04.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Suivant le rituel, je pars en levant le pouce depuis le pas de ma porte. Très peu de circulation, mais si l&#8217;on considère le nombre de véhicules, bonne pioche. La personne qui s&#8217;arrête après presqu&#8217;une heure d&#8217;attente(pour p&#8217;têt sept ou huit véhicules&#8230;) me regarde d&#8217;un air étrange : elle me connait et m&#8217;a déjà pris en pouce ! Et bien, double merci. Ensuite c&#8217;est plus rapide. Je pose à peine mon sac, au sens propre, et pouf, une nouvelle voiture. Deux autres me mènent presqu&#8217;à destination, et la dernière me&#8230; perd. Le conducteur fait un détour pour me rendre service, mais n&#8217;a pas bien compris en fait. Je souhaite aller à la pointe de Pen Marc&#8217;h, et je me retrouve sur une grande plage vers Plovan, plus au nord. Qu&#8217;importe, je suis là, bah, je suis là !</p>
<p align="justify">En levant le pouce on rencontre toutes sortes de personnes, bien qu&#8217;une immense majorité déclare s&#8217;arrêter en connaissance de cause : elles ont fait du stop étant jeune, ou elles en font encore occasionnellement. De la même manière, je m&#8217;arrête systématiquement lorsque je conduis et que je vois un p&#8217;tit pouceux en bord de route. Si ces rencontres sont globalement positives, il n&#8217;est pas rare de tomber sur des &laquo;&nbsp;cas&nbsp;&raquo;. Des gens qui &laquo;&nbsp;savent mieux&nbsp;&raquo;, et vous lâchent dans un &laquo;&nbsp;bon endroit pour continuer&nbsp;&raquo; : une grosse galère sur une sortie d&#8217;autoroute par exemple. Dans ce lot là, les longs discours sur comment, où et pourquoi faire de l&#8217;autostop&#8230; D&#8217;autres qui font des détours pour rendre service et finalement, quelques heures de &laquo;&nbsp;perdues&nbsp;&raquo; car le service est mal interprété. Là par exemple, je voulais rejoindre une intersection pour une route secondaire, et je vois passer le panneau tandis que le chauffeur ne ralenti pas. J&#8217;émets un doute, et il me dit qu&#8217;un peu plus loin il y a un chemin plus praticable. Soit. Je fais confiance aux locaux&#8230; Erreur, le chemin s&#8217;avère être un tombeau de bitume, et je dois rebrousser chemin, à pieds pendant deux heures, aucun véhicule ne passant, jusqu&#8217;à l&#8217;intersection souhaitée, où là je repars en quelques minutes. La nature des véhicules est aussi changeante. Du coupé sport à la poubelle fumante, du camion lourd à la spacieuse familiale, sans oublier la voiturette sans permis qui roule à 65km/h et fait un bruit terrible (vécu sur cette sortie), il n&#8217;y a pas vraiment de stéréotype. Ce qui vaut aussi pour les conducteurs. Homme ou femme, jeune ou moins jeune, seul, en couple, entre amis, mère avec son petit, type louche avec son chien, mamie qui va prendre le thé chez une cousine&#8230; Les préjugés prennent cher, et c&#8217;est avec plaisir que je le signale ici. A ce sujet, ma barbe semble être un atout. Si parfois je vois des personnes faire des gestes &laquo;&nbsp;rase toi&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;trop de barbe&nbsp;&raquo; (croyez-moi, quand quelqu&#8217;un fait &laquo;&nbsp;ces&nbsp;&raquo; gestes, ils sont facilement interprétables), beaucoup de ceux qui s&#8217;arrêtent y font référence. &laquo;&nbsp;Avec votre grand chapeau et votre longue barbe, on dirait un moine pèlerin&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;vous m&#8217;avez fait penser à mon père&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;une sorte de prêtre, j&#8217;sais pas, ça rassure&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ma femme me disait, avec sa grande barbe il doit être gentil&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;la barbe ça fait voyageur et ça met en confiance&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Hauteur ou profondeur..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_06.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La mer, toujours la guerre..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_07.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La pointe de Pen Marc'h..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_08.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">.</p>
<p align="justify">Me voici donc sur la plage, à quelques heures de Pen Marc&#8217;h, dans la direction opposée où je veux aller. Je décide dans un premier temps d&#8217;ignorer Pen Marc&#8217;h et je marche donc vers le nord. Le soir, un remord quand même : c&#8217;est une pointe importante du littorale, et le phare d&#8217;Eckmül s&#8217;y dresse. Déjà vu, m&#8217;enfin, ça fait plusieurs années. Le matin après le bivouac, demi-tour ! Pour ne pas faire le même trajet dans l&#8217;autre sens, je prends des chemins au hasard par les terres, et je me trouve à faire le tour des étangs du coin. Très important écologiquement, ils ne sont guère intéressant à voir, en tout cas en cette saison. Quoi qu&#8217;il en soit, je revois Eckmül, et la pointe. Mouef. Pas sûr que le détour en valait la peine. Je repars par la route, en levant le pouce pour récupérer mon point de largage vers Plovan. Misère, quasiment aucune circulation, et pas de chance au pouce. Je marche donc vers la côte, que je longe pour la fin de journée et le lendemain. La plage cède face aux rochers, et les falaises se suivent sans se ressembler tout en étant finalement peu variées. Si le soleil était visible le premier jour, il fut très discret le second, et absent le troisième. Me voilà rendu à la pointe du Raz, et je vois l&#8217;horizon très sombre vers là où je suis sensé aller. L&#8217;ennui me guette, je pense avoir trop mangé de GR34 ces derniers mois. P&#8217;têt lié à la motivation, mon dos me lance par moment. J&#8217;envisage d&#8217;avorter la sortie, et tente de rallier Douarnenez en stop, passage obligé pour ensuite repartir vers chez moi. La route est déserte, le jour s&#8217;achève, le ciel est très bas. La quatrième nuit s&#8217;annonce humide&#8230; A la Baie des Trépassés, c&#8217;est terminé, la menace devient concrête : le ciel très bas s&#8217;éffondre sur moi et en quelques instants, je suis trempé. Encore deux heures de marche en bord de route, dans l&#8217;espoir qu&#8217;un véhicule me prenne en pitié. Espoir vain, de véhicule, il n&#8217;est passe simplement pas ! Il est tard, la pluie, la brume et la soirée rendent la progression dangereuse, je suis très peu visible. Un champs sera mon refuge. Au matin, joie, mon dos est bloqué. Je me lève douloureusement et remballe mes affaires humides. Je marche lentement, très lentement, puis mon dos se &laquo;&nbsp;réchauffe&nbsp;&raquo; et la douleur devient moins génante. Je marche la moitié du chemin jusqu&#8217;à Douarnenez en reprenant la côté pour finir. Là je trouve une route enfin pratiquée, et je termine chez moi en début d&#8217;après midi.</p>
<p align="justify">Une fois chez moi, on m&#8217;appelle : à Douarnenez, c&#8217;est les fameux &laquo;&nbsp;Gras&nbsp;&raquo;, une grosse fête déguisée qui termine généralement dans l&#8217;ivresse, l&#8217;urine et le vomi. C&#8217;est une occasion que je n&#8217;aurai peut-être plus. Epuisé je suis, épuisé j&#8217;y vais&#8230; Mais c&#8217;est une autre histoire.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Menhir au Droits de l'Homme, du nom d'un bateau..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_12.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="On retrouve des traces de l'Homme par ici vieillent de 500 000 ans..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_13.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La côte, une longue histoire : ici, un four à goémon..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_14.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">La quête du coin dodo est pour moi l&#8217;un des moments les plus &laquo;&nbsp;excitants&nbsp;&raquo; de la randonnée. Environ deux heures avant que le soleil ne coule, la traque commence. Le coin doit être sécurisant, tranquille, sur un terrain idéalement composé de terre dense et d&#8217;herbe moelleuse, très légèrement incliné pour que l&#8217;eau de pluie n&#8217;y stagne pas si elle n&#8217;est pas bu par le sol, à l&#8217;abri des regards, en dehors des terrains privés, assez loin de la civilisation pour ne pas avoir de bruits désagréables comme le passage des voitures&#8230; Ce coin dodo est parfois tout le contraire : un champ boueux à vingt pas de la route, un tas de caillasses en pente, bouffé par les ronces&#8230;</p>
<p align="justify">A force, on apprend à repérer les filons&#8230; Dans une région fortement agricole, les champs sont légions, et très souvent de mauvais emplacement. Les forêts sont quasi disparues, ne restent que des bois. L&#8217;ensemble le plus souvent sur des terrains privés, où bien sûr il est interdit de planter la tente sans la permission des propriétaires. Le concept de &laquo;&nbsp;posséder la terre&nbsp;&raquo; me dépasse, m&#8217;enfin, il parait que la loi, c&#8217;est la loi. Un filon donc, c&#8217;est par exemple un champs un peu éloigné de la route, avec un chemin de terre qui le longe, et un bois qui borde le tout. En passant sur ou sous les clôtures et en longeant les cultures pour ne pas les écraser, il est possible d&#8217;atteindre le bois, généralement privé mais pas entretenu. Le sol est alors couvert de branches, de fougères, de ronces&#8230; mais parfois non, le sol est juste accidenté, et on trouve des &laquo;&nbsp;micro clairières&nbsp;&raquo;, des espaces restreints assez plans et dégagés pour accueillir une tente. Reste l&#8217;interdit, la propriété privé. Si je vois quelqu&#8217;un ou une habitation proche, je n&#8217;hésite pas à toquer pour demander simplement l&#8217;autorisation. 99% des fois, ça ne pose aucun problème, et il arrive, rarement mais ça arrive, que l&#8217;on je me fasse inviter à prendre un thé, un p&#8217;tit déj ou carrément à dormir dans la grange ou un camping car en sommeil, ou autre. Le 1% restant, c&#8217;est des gens qui ne disent pas non (heureusement, il reste encore un semblant d&#8217;hospitalité chez &laquo;&nbsp;les gens&nbsp;&raquo;), mais qui disent &laquo;&nbsp;plus loin&nbsp;&raquo;. Là concrètement, j&#8217;ai déjà été envoyé &laquo;&nbsp;dans le champs d&#8217;à côté&nbsp;&raquo; qui s&#8217;avère être à un autre propriétaire. Marrant. Dans le cas où je ne vois personne ou si j&#8217;estime que je dois m&#8217;arrêter, comme la dernière nuit sous le pluie le soir tombant, je m&#8217;arrête, point. A ce jour, jamais personne n&#8217;est venu me voir pour me demander de partir. Autorisation ou pas, le respect des lieux me semble capital. Laisser le moins de trace possible, afin que d&#8217;autres puissent, un jour peut-être, jouir du repos à leur tour.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="506px" margin:"10px" title="La traque du coin dodo..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_091011.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Maison de vacances, vide, à l'abri du vent ? Coin dodo..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_02.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Le champs du voisin, avec l'accord du proprio ? Coin dodo..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_15.jpg" border="2" /></p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Un champs en bord de route sous une forte pluie ? Coin dodo..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_penmarch_19.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/02/la-mer-toujours-la-mer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>[Vag] &#8211; Retour à la Roche de Feu</title>
		<link>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/02/vag-retour-a-la-roche-de-feu/</link>
		<comments>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/02/vag-retour-a-la-roche-de-feu/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 16:48:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>( Tchey )</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Vagabondage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://carnets-virtuels.org/blog/?p=346</guid>
		<description><![CDATA[Ciel bleu, températures négatives, fin de matinée. Et si j&#8217;allais manger à la Roche de Feu, que je n&#8217;ai vu qu&#8217;au soleil tombant ? Retour à la Roche de Feu Maintenant que je connais le chemin, je ne fais pas de détour. Il fait bien froid au départ, et malgré des vêtements adaptés, il me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Ciel bleu, températures négatives, fin de matinée. Et si j&#8217;allais manger à la Roche de Feu, que je n&#8217;ai vu qu&#8217;au soleil tombant ?</p>
<p align="justify"><font size="+2"><strong>Retour à la Roche de Feu</strong></font></p>
<p align="justify">Maintenant que je connais le chemin, je ne fais pas de détour. Il fait bien froid au départ, et malgré des vêtements adaptés, il me faut quelques minutes pour me sentir bien, le temps que ça chauffe&#8230; Deux petites heures de marche &#8211; pas très intéressantes car la majorité de mes pas se font sur le bitume des petites routes de campagne &#8211; me mènent jusqu&#8217;au caillou. De loin (et de jour&#8230;), il ne ressemble à rien, juste un monticule qui dépasse dans un paysage &laquo;&nbsp;agricole&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Presque..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_feu_01.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">Il est bientôt 13:00 quand j&#8217;arrive au sommet (281m). La terre est gelée, l&#8217;herbe croustille, et en dehors d&#8217;une poignée de véhicules croisée sur la route, la zone semble endormie, voire abandonnée. Ce qui me ravi. Je ne reste pas à la Roche, juste le temps de faire le tour de l&#8217;horizon du regard. Un bois un peu plus loin m&#8217;appelle&#8230; C&#8217;est là que je mange mon riz, dans un bon silence à peine perturbé par quelques pioupioux joueurs.</p>
<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="La roche..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_feu_02.jpg" border="2" /></p>
<p align="justify">La partie intéressante commence alors. Le retour répond à une règle arbitraire : aller tout droit, ou presque. Je prends des sentes laissées par quelques animaux invisibles (en prenant garde à ne pas abimer la végétation), coupe à travers champs (sauf s&#8217;ils sont cultivés, auquel cas je fais le tour), roule sous des clotures électrique, affronte des murs de ronces, saute par dessus des ruisseaux, escalade des monticules de terre glaciale, joue le funambule sur des troncs couchés, glisse sur des pierres humides, brave des quasi-marais où je m&#8217;enfoncerais jusqu&#8217;à la cuisse si je n&#8217;y prenais garde&#8230; Il me faut trois heures (contre deux en prenant la route qui fait de nombreux détours) d&#8217;efforts intenses pour venir à bout de la lande bretonne, qui me laisse avec un grand sourire au coeur, et quelques bouts de peau en moins.</p>
<p align="center"><img margin:"10px" title="L'eau..." src="http://carnets-virtuels.org/!/vag/vag_1202_feu_03.jpg" border="2" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/02/vag-retour-a-la-roche-de-feu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mort &#8211; bateau</title>
		<link>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/01/mort-bateau/</link>
		<comments>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/01/mort-bateau/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 12:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>( Tchey )</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://carnets-virtuels.org/blog/?p=342</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img width="600px" height="338px" margin:"10px" title="Mort bateau..." src="http://carnets-virtuels.org/!/tof/tof_mort_bateau_01.jpg" border="2" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://carnets-virtuels.org/blog/2012/01/mort-bateau/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

