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Haven&Hearth « Les Carnets Virtuels
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Archives de la catégorie ‘Haven&Hearth’

Haven & Hearth, le tutu de la crémière

24 jan

La paix n’existe que par la guerre, et la petite ville ainsi que ses habitants allaient bien rapidement en avoir une démonstration. L’attaque fût d’abord discrète, sournoise, vicieuse : certains immigrants s’avéraient être des voleurs, qui profitaient de la nuit pour piller les ressources gagnées par de dures journées de travail. Quelques jours plus tard, le pillage céda la place à la destruction et à la nuisance pure, sans autre motivation que celle de faire gratuitement du mal à une communauté hippie.

La guerre, toujours la guerre...

La guerre, toujours la guerre...

Comme si cela ne suffisait pas, quelques individus prenaient plaisir à exiber leur anatomie dans le plus simple appareil, tel le jeune enfant qui découvre que des bouts de son corps différent de ceux de sa soeur. Ces spécimens se pavanaient de longues heures, saccageant ce qu’il restait d’honneur dans cette situation désespérante. Aucun habitant du village ne savait se battre, et si beaucoup prirent la fuite, quelques uns périrent, de blessures du corps aussi bien que de l’esprit.

La génitalité et les plaisirs secrets...

La génitalité et les plaisirs secrets...

Yelb récupérera son baluchon avant qu’il ne soit détruit, et s’enfuit sur une barque avant qu’il ne soit trop tard. Les jours suivant, il survivait simplement, se nourrissant de racines et de fruits sauvages. Il ne s’arrêtait que quelques minutes, la peur au ventre. Parfois, un ours le pistait et il devait faire de grands détours pour l’éviter. D’autres fois, il était témoin de massacres. Des groupes de guerriers parcouraient les forêts aussi bien que les plaines, en quêtes de vagabond ou d’hermite à piller, et tuer. Il ne savait pas quoi faire de son existence, alors il se contentait d’avancer, toujours plus loin.

De l'Homme et de la Bête, lequel mérite de vivre...

De l'Homme et de la Bête, lequel mérite de vivre...

La nature était sauvage, dure, implacable, n’offrait aucune pitié. Cependant, cette férocité n’était dictée que par une loi, celle de la survie. Le renard qui tue le lapin ne le fait pas par plaisir, mais pour se nourrir lui et ses petits. Yelb se renforça, afin de mieux connaitre la flore et comprendre les comportements de la faune. Bientôt, il parvint à vivre harmonieusement avec la nature. Il n’avait peur que d’une chose : ses semblables. Il ne pourrait pas vivre paisiblement, même s’il avait apprit à aimer la nature et à la respecter. Chaque nuit, il revivait en rêve les massacres dont il avait été témoin.

De ruines à Cendres...

De ruines à Cendres...

Des semaines après son départ, Yelb retrouvait le chemin du village dévasté afin de retrouver les criminels. Il était assez fort, aujourd’hui, pour traquer ses prédateurs et les faire passer au statut de proies. A sa grande surprise, de nouveaux migrants s’étaient installés sur les ruines de son ancienne demeure. Une solide palissade protégeait les lieux de vie, et plusieurs habitants semblaient prospérer ici. Après s’être assuré que ceux-là n’étaient pas hostiles, Yelb se présenta et fut accueillit chaleureusement. Le jour de son arrivée, les lieux allaient être rebaptisés. Ce village bâtit sur des ruines se nommerait désormais Cendres.

 

Haven & Hearth, labeur de la crémière

24 jan

L’ancien monde n’est plus. Qu’importe, car voici le monde nouveau.

Voici l’histoire d’une vie, qui ne commence pas vraiment à ce moment-là, mais nous ferons comme-ci, aucun observateur n’étant présent pour témoigner des instants d’avant. Tout commence donc aux abords de sordides marais, pourtant bordés de charmants arbres fruitiers. Un petit bonhomme vivait de peu, cueillant quelques pommes, chassant quelques lapins, remerciant la nature pour tous ses bienfaits. Ce petit bonhomme se nommait Yelb, et n’avait d’autres ambitions que de vivre heureux. Il trouverait son bonheur dans la construction de sa cabane et la plantation de quelques graines, qui lui permettraient de survivre assez longtemps pour rêver encore un peu.

Né dans les marais...

Né dans les marais...

D’humeur vagabonde, Yelb avait découvert un moyen de fabriquer une petite embarcation modeste, assez résistante pour le faire voyager le long des rivières qui coulaient à proximité. Assis à la barre, filant sur les rives douces, rien ne pouvait interrompre son éternelle plénitude. La nature était parfaite, lui offrant l’eau fraiche et l’amour.

Et au milieu coule une rivière...

Et au milieu coule une rivière...

Un jour où le courant était inéplicablement plus fort qu’à l’accoutumé, Yelb ne pu manoeuvrer à sa guise, et n’eut d’autres choix que de suivre le courant, de longues heures, de très longues heures, de douloureuses heures. Il arriva dans une région étrange, où les herbes étaient hautes, où la visibilité était nulle, et où la nature paraissait soudainement moins souriante.

Dans la jungle, terrible jungle...

Dans la jungle, terrible jungle...

L’effroyable vérité ne pouvait être ignorée. Les créatures de la nature ont besoin d’air pur, qu’importe la couleur de leurs fourrures, mais ils ont aussi besoin de chair fraîche. D’autres petits bonshommes n’avaient pas vécu dans la monde hydillique de Yelb, qui ne pouvait plus se voiler la face. Seul, il n’avait aucune chance. Il devait absolument trouver un groupe de compagnons, rejoindre une communauté, afin d’assurer sa propre survie.

42...

42...

Ce qu’il fit. Au grè des rencontres, un petit groupe s’était formé et rassemblé dans une région idéalement située : une terre de qualité, de l’argile en abondance, une eau riche en poissons délicieux, des fruits à disposition, un terrain à la fois assez vaste pour s’installer, mais pas trop afin de facilité l’installation. Très vite, les prémices d’un village naissant attestaient de la bonne entente des membres du groupe.

C'est une maison verte, adossée à la colline...

C'est une maison verte, adossée à la colline...

Les premières constructions avancées sortaient du sol au fil des jours et du labeur des habitants. Bientôt, il faudrait renforcer la position par la construction d’une palissade, la mise en place de routes, l’utilisation de chariots… Chacun avait sa tâche : l’explorateur repérait les herbes sauvages afin d’en extraire les graines à cultiver, le charpentier choisissait les meilleurs troncs pour en faire des planches, le pêcheur parcourait la rivières et revenait le panier chargé de nourriture, le potier manipulait l’argile afin de créer un four… Tous, ils s’entraidaient pour bâtir une civilisation de paix et de partage.

Les gens du village...

Les gens du village...

 

Haven & Hearth, labeur et argent de labeur

10 nov

J’ai laissé l’idée des poules de côté pour le moment, et me suis orienté vers la pêche. Il s’agit de bien choisir. Une canne se compose de cinq éléments : une canne, un fil, un hameçon et soit un leurre soit un appât. Ensuite, le lieu de pêche est important. Les prises seront différentes sur les rives d’un lac ou d’une rivière, ou dans les eaux profondes du même lac ou de la même rivière. Enfin, plus étonnant, la présence de poissons est influencée par les différentes phases de la lune. Au final, c’est une bonne dizaine de poissons différents qu’il est possible de pêcher. Avec mes compétences et mon matériel, je reste prudent et ne m’aventure pas ailleurs que sur les rives tranquilles d’une rivière qui coule à quelques lieux chez moi. Avant de jeter ma ligne, j’ai d’abord dû la construire. Des branches pour la canne, facile à ramasser sur les arbres. Des racines pour le fil, il faut marcher un peu et avoir les bonnes compétences pour les trouver et ramasser. Un os taillé pour le hameçon, il faut soit chasser et avoir le matériel et les compétences qui vont avec, soir récupérer les os sur une carcasse d’animal, probablement un lapin qu’un renard aura tué… Pour l’appât et le leurre, plusieurs possibilités. Le plus simple est de creuser la terre pour trouver des vers et s’assurer de prises médiocres mais rapides. Fabriquer des appâts en bois, en os ou encore en pierre sculpté est aussi envisageable. Utiliser d’autres matériaux voire cuisiner ses propres appâts est également faisable. Chaque fois, les compétences et le matériel doivent être présents. Finalement, je rentre de ma séance de pêche avec un sac bien garni, de quoi me nourrir pendant plusieurs jours.

Pêche à la ligne...

Moi je sors une truite d'au moins cent vingts kilos, j'ai pitié trop petite, je la rejette à l'eau

Une étape de plus dans mon apprentissage : le travail du cuir. Ce n’est pas bien difficile mais il faut être patient. Dans un premier temps, il faut attraper des animaux pour récupérer de la peau. Cette peau doit être séchée plusieurs heures sur un cadre en bois avant d’être plongée dans un réservoir d’eau pour être travaillée. Le lendemain, une pièce de cuir remplacera la pièce de peau. Là encore, chaque étape demande un peu d’attention. La peau se trouve facilement sur les lapins, mais chaque lapin ne fournit qu’une unité de peau et donc qu’un unité de cuir. Un renard fournira deux pièces là où un ours en offrira quatre. Le temps de séchage varie aussi selon la taille de la pièce. Le cadre, il faut le construire également, mais c’est simple, quelques branches suffisent. Quand au réservoir d’eau, c’est plus délicat. Il est rapide à fabriquer, mais il faut ensuite le remplir. Hors, le premier point d’eau se trouve à presque dix minutes de marche de ma cabane, je peux porter jusqu’à quatre seaux en même temps, et chaque réservoir contient l’équivalent de huit seau. Sachant que l’on ne peut mettre qu’une pièce à la fois dans un réservoir, que je n’ai que des lapins et qu’il faut plusieurs pièces pour fabriquer des objets en cuir, je vous laisse faire le calcul…

Heureusement, il est possible de contourner ce léger problème en construisant un puits. Encore faut-il y penser… Je n’y pense évidement pas, et je fais plusieurs trajets jusqu’à la rivière puis travaille le cuir jusqu’à en obtenir suffisamment pour fabriquer un sac à dos. Ce petit sac me permet d’agrandir mon inventaire, passant ainsi de 4 rangées de 4 colonnes à 4×6. Il existe d’autres objets qui augmentent l’espace, mais ils sont moins pratiques, ou difficiles à obtenir. Par exemple, une sorte de sac de marin donne une rangée de plus, mais occupe une main. On peut en porter deux, mais on ne peut plus faire grand chose à part porter. De plus, ce sac requière du cuir ciré, bien plus long à fabriquer puisqu’il faut avoir accès à une ruche et tout ce qui en découle. Avec de la soie, qui est encore plus délicate à produire, on peut fabriquer un vêtement qui augmente encore l’inventaire.

Revenons-en au puits. Une fois mon sac acquis, j’y ai finalement pensé. Youhou. Un puits ne peut se construire qu’au dessus d’une source d’eau, et comment trouver une source d’eau ? Avec une baguette de sourcier, évidemment ! Pour en construire une, du bois et du rêve. Facile. Les rêves se capturent grâce au capteurs de rêves, que l’on construit avec des branches et de la ficelle. Régulièrement, on peut les récolter. La baguette de sourcier, donc. Une fois en main, elle indique via un cône au sol la position et la distance des sources d’eau à proximité. Une petite flaque apparait alors sur le sol, et il est alors possible de construire un puits. Des pierres, du bois, de la corde (qui sa fabrique avec plusieurs ficelles), un seau, et le tour est joué. Quand le puits est construit, on peut y puiser de l’eau et remplir les seaux présents dans l’inventaire. C’est un peu plus lent (dans les trois ou quatre secondes par seau) que de prendre de l’eau dans une rivière (instantané), mais au final c’est plus rapide puisque le puits est plus proche et je n’ai pas à marcher plus de quelques pas.

Retour à la cabane...

Peu de nouvelles constructions, mais beaucoup de nouvelles connaissances...

Sur cette image, on peut voir un four en terre, une barque, plusieurs réservoirs pour les cuirs… un chantier aussi… Le four me sert à cuir de la poterie. C’est en allant au bord de la rivière que j’ai ramassé de l’argile, et en prévision des besoins futurs, je cuis quelques outils, pots, vases et bols. La barque permet logiquement de naviguer sur l’eau, mais je ne m’en suis pas encore servit. Le chantier est sensé terminer sur un élevage de poules, mais je pense le détruire et planter quelques graines car je n’ai pas encore de quoi nourrir les volatiles. Je n’ai pas parlé de la charrette ni d’autres choses encore, ce sera pour une prochaine fois !

A suivre…

 

Haven & Hearth, une vie de labeur

27 oct

Haven & Hearth est un MMOG gratuit crée par deux suédois, en anglais, actuellement en phase de développement « alpha » et accessible à tous sur simple inscription. Voir ce sujet sur le forum pour une présentation plus complète, ici ce sera seulement de courts carnets d’aventure. J’en parle ici aussi pour « soutenir » le jeu, indépendant et plein de bonnes idées.

Une cabane, ma cabane...

Une cabane, ma cabane...

Après quelques jours de travail, la cabane est terminée. Bien vide dans les premiers temps, j’ai meublé très sommairement en construisant plusieurs armoires pour stocker le matériel : os, plumes, peaux, nourritures, plantes…

J’ai également pu revendiquer le terrain, et les frontières s’étendent lentement, lorsque j’ai assez de ressources pour me le permettre.

Je prévois à présent d’élever des poules pour avoir de la nourriture à portée de main. La forêt alentour me fournit en lapins et poules sauvages, mais elle est aussi peuplée d’ours et de sangliers qui n’apprécient pas vraiment la présence d’un être humain sur leur terre. Je les évite de mon mieux, mais j’ai subit quelques attaques, et mes blessures s’aggravent. Je vais devoir pallier à ce problème également.